Élevages et systèmes fourragers

Les ateliers d’élevage sont un pilier de la durabilité des fermes : les animaux permettent de recycler des matières organiques invendues et invendables ou récupérées hors de la ferme, en éléments fertilisants disponibles localement, tout en constituant une production agricole ! L’élevage est un levier agronomique dans la lutte contre les adventices : des prairies et couverts nettoyant bénéficient alors d’une valorisation économique, de nouvelles cultures intéressantes agronomiquement peuvent être de nouveau envisagées.

Les petits élevages de plein air, l’élevage à l’herbe, le pâturage sont reconnus comme étant plus durables, économes et autonomes que les élevages hors-sol. En extérieur, les animaux ont besoin de protection que leur procurent les structures arborées : haies bocagères, parcours arborés, pré-verger ; sans oublier la ressource fourragère ligneuse des rameaux et lianes, utilisable directement au champ.

Voir le témoignage de Philippe Goffart, paysan agroforestier et éleveur dans l’Aube, sur la création d’un verger complanté en grandes cultures.

Agrof’Île étudie des modes originaux de coopération entre céréaliers et éleveurs ovins, proposant ainsi des solutions alternatives de recouplage de l’élevage et des productions végétales au sein des territoires. Au sein des rotations céréalières, des niches existent pour alimenter une troupe d’ovins : chaumes, repousses, couverts végétaux, cultures pâturables, … Une première expérimentation a été mise en place à l’automne 2017 : plus de 600 moutons ont passé l’hiver dans le Gâtinais (voir l’arrivée des brebis dans les engrais verts) ! Des bergers pratiquant le pastoralisme ont regroupé leurs troupeaux dans 2 exploitations en agriculture de conservation dans le sud de l’Essonne afin de faire pâturer les couverts d’interculture et les cultures de blés (dont des variétés anciennes). Ces pratiques, historiquement très répandues, présentent des intérêts certains en termes de recyclage de biomasse, vie du sol, destruction des couverts et fertilisation des parcelles. Pour l’éleveur, ce pâturage de contre-estive offre un potentiel de reprise d’état corporel des animaux. Cette expérimentation fait l’objet d’un suivi agro-environnemental et sanitaire des troupeaux, et se poursuit aujourd’hui à l’échelle d’un réseau de fermes.

Une journée technique a été organisée pour faire un partage d’expériences sur le pâturage ovin :

Programme de la journée « Pâturage chez les céréaliers franciliens », le 15 décembre 2017, Milly-la-Forêt

Restitution vidéos de cette journée

Fiche technique « Pâturage en système céréalier »

Présentation des résultats, faite au Festival des bergers, des brebis et de la laine, à Fontainebleau le 9 septembre 2018.

Le pâturage ovin est une piste étudiée par Agrof’Île pour réduire la pression adventice au champ, contrôler les couverts permanents, stimuler la croissance et le tallage des céréales et du colza d’hiver, tout ceci constituant ainsi des alternatives aux interventions chimiques et mécaniques sur les cultures…

 

POSCIF – Pâturage ovin en système céréalier en Île-de-France

Ce projet de 2018 à 2021 propose de (re-)penser la place de l’élevage ovin au sein de système de cultures spécialisées en céréales en Ile-de-France. L’étude porte sur la valorisation de biomasses pâturables disponibles en automne et en hiver (cultures ou couverts d’interculture), au sein d’exploitations en polyculture-élevage et d’exploitations céréalières qui pourraient accueillir un troupeau itinérant.

Voir la page du projet et les livrables déjà disponibles.