Retour sur deux journée techniques – Gestion sylvicole des haies

Posté le 19 février 2026 par Lene Kollmorgen | Actualité, Journées techniques

Avec le soutien d’AQUI’Brie, la ville de Nangis et l’agence de l’eau Seine et Normandie le 15 Janvier 2026 et avec le soutien de l’ADEME le 20 Janvier 2026. 

Les haies fournissent de multiples bénéfices agro-environnementaux, notamment la protection des cultures par l’effet brise vent,  la réduction de l’érosion des sols, la protection des ressources en eau en limitant le lessivage des nitrates et des pesticides vers les nappes phréatiques et les cours d’eau. Également elles fournissent le gîte et le couvert aux auxiliaires de cultures. Pour des agriculteurs, en charge des haies agricoles anciennes, une gestion insuffisante est constatée dans un contexte de manque de temps, de matériel et de connaissance. Ainsi, elle est perçue comme un frein à l’implantation de nouvelles haies. La gestion et la valorisation locale du bois est vue comme un levier à ce frein, qui est peu présent chez les agriculteurs, mais de plus en plus demandé par des collectivités et l’industrie dans l’objectif de rendre ces secteur plus indépendant des combustibles fossiles. Dans ce contexte, Agrof’île met en place des actions de sensibilisation à la gestion des haies agricoles et de la mise en perspective avec des possibilités de valoriser le bois.  

Sur la ferme de la Boulaye à Clos-Fontaine (77), deux journées techniques concernant les pratiques de gestion sylvicole des haies ont été organisées par Agrof’île le 15 et 20 Janvier 2026. La première journée était dédiée à la reconnaissance et au marquage des arbres à récolter ou à préserver. Nous avons visité différentes structures ligneuses (haies, berge de mare, bois, ripisylves) pour reconnaître des essences valorisables et étudier des possibilités de valorisation du bois présent dans ces haies agricoles. La deuxième journée technique était dédiée aux techniques de récolte des arbres sur un chantier de gestion sylvicole pour effectuer un recépage afin de rajeunir une bande boisée dont le taillis est arrivé à maturité (plus de 40 ans depuis la dernière coupe) au nord de la ferme.

Une troisième journée sera planifiée pour transformer le bois récolté sous forme de planche sur un banc de scie mobile amené sur la ferme.

Le 15 Janvier 2025: Journée technique – Marquer ses arbres à récolter et ses arbres d’avenir

Visite d’une vieille haie, composée d’un taillis (un ensemble de cépées) de frênes matures dont certains présentent des signes de dépérissement (chalarose du frêne),  https://ephytia.inrae.fr/fr/C/20407/Forets-Chalarose-du-frene.

Visite d’un bois à l’état de futaie, la berge d’une mare artificielle et d’une ripisylve. 

Vue des techniques de martelage pour désigner les arbres à garder pour en faire du bois d’œuvre plus tard et les arbres à récolter.

Visite d’une haie “Taillis de frênes matures” au sud de la ferme

Reconnaissance des essences : espèces observées:

– arbres: 

  • le chêne pédonculé en lisière, asymétrie de houppier
  • le frêne commun (espèce dominante) avec bourgeons noirâtre et opposés. Les frênes supportent bien les sols temporairement humides, voire hydromorphes. Dépérissement par la chalarose.
  • l’orme champêtre (Ulmus campestris): phyllotaxie alterné des bourgeons. L’orme fait des colonies de drageons et est utilisé pour fixer le sol (canaux, berges, talus etc.). Cette arbre ne vit pas plus d’une vingtaine d’années à cause d’un ravageur : la graphiose de l’orme : maladie fongique véhiculé par le scolyte de l’orme, qui pond sous l’écorce et le tronc sèche en conséquence, l’arbre réagit en drageonnant fortement), excellent bois de feu, très dur (bois d’oeuvre)

– arbustes: 

  • prunelliers : Nous avons observé une branche de sous-étage (fin et trapu) et une branche plutôt longue, en réaction à l’entretien à l’épareuse, qui représente un rejet traumatique. La fonction des prunelliers est la fermeture de la lisière, la formation des sous-étage, une des premières floraisons au printemps.
  • aubépine : épineux, bois très dur, florifère. Très plastique. Utilisée pour le plessage.
  • églantier : (Rosa canina) épineux vigoureux, rosier sauvage dont le fruit (cynorrhodon) est comestible. Utilisable en vannerie.

Lecture à l’intérieur de la haie: 

La haie est dominée par des frênes. Cette espèce est fréquemment atteinte de la chalarose (maladie fongique, nécrose corticale sur des rameaux et des feuilles) et aussi présente dans cette haie où on observe des cimes en train de dessécher, des rameaux courts et des rejets traumatiques sur les charpentières. Le peuplement de cette haie est en dépérissement, âgé, encombrant et chargé de bois (utilisable comme bois de chauffage, bois de construction par exemple). 

Nous avons observé la dynamique de croissance avec une extension latérale. Les ramifications latérales sont contrôlées par l’entretien régulier à l’épareuse (outil polyvalent utilisé pour l’entretien des accotements des berges et talus, qui fonctionne bien pour les jeunes branches. Le résultat n’est pas satisfaisant à l’épareuse pour l’entretien des branches âgées (ex. tous les 10 ans)).

La plupart des arbres, présents dans cette haie, ont des troncs multiples,  car on observe des ramifications à la base du tronc (diamètre entre 15 – 30 cm) en bordure de la haie. Ceci témoigne d’une repousse de rejets après un recépage fait il y a plus de 60 -70 ans.  Il s’agit d’en ancien taillis : un ensemble d’arbres coupés à ras du sol régulièrement. Le principe de taillis est une mode d’exploitation sylvicole basique.  

Cette haie devait être une voie d’accès, qui liait la ferme au bois derrière, longé d’arbres recépés régulièrement. Les photographies aériennes (IGN) témoignent de l’existence de cette haie depuis 1948 a minima.

Le recépage est une technique ancestrale paysanne, qui consiste à couper la végétation (arbres ou arbustes) au ras du sol avec des outils manuels (ex. tronçonneuse) pour récolter le bois (chauffage, bois de construction). Ce procédé réalisé en repos végétatif provoque une repousse à partir de la souche, la formation de drageons et ainsi permet un rajeunissement de la haie. La lumière va favoriser la germination des graines présentes dans le sol et de nouvelles espèces vont pousser ce qui contribuent à la diversification des essences présentes dans la haie.

Les troncs et bois morts déjà tombés représentent un intérêt pour la fertilité des sols et pour la biodiversité. La préconisation de gestion ici serait une coupe franche de taillis (recépage tous les 20 ans pour mobiliser du bois de chauffage) pour rajeunir la haie, qui est mature. Le taillis représente un ensemble d’arbres ou arbustes coupés régulièrement au ras du sol, en cépée. En revanche, les futaies sont des arbres de francs pieds issue de graines.

Après la récolte, dont l’objectif est de récolter du bois avec une bonne valeur marchande, les branches sont séparées du tronc (façonnés) et les billes de bois sont transportées à l’extérieur de la haie (débardées). Il est préférable de laisser des branches restantes (rémanents) sur le sol dans la haie. Ceci est plus économe et protège les jeunes repousses de la faune (gibier par ex.) tout en favorisant la fertilité et l’activité de la microfaune du sol.

Visite d’une vieille haie de frênes en dépérissement. Celle-ci représente un ensemble de cépées (taillis). On observe des traces de recépages précédents par des troncs multiples en périphérie de la haie, qui témoignent de la repousse depuis la souche.

 

Visite de bois derrière le taillis de frênes matures

Prédominance de chênes d’une hauteur de 30 m, âgée de 150 ans environ. Il s’agit d’une station forestière avec un sol riche. Ces arbres ont été distancés (éclaircies) régulièrement par des sylviculteurs. La pratique de l’éclaircie a favorisé la fabrication de bois d’œuvre de bonne qualité : les arbres mis à bonne distance peuvent développer leur houppier et maximiser leur photosynthèse qui contribue à leur croissance en diamètre. On trouve dans ce bois un beau mélange d’essences forestières feuillues : chêne pédonculé, frêne commun, merisier, charme. Comme dans les haies, les forêts ont intérêt à être gérées et éclaircie pour assurer des arbres stables et de qualité. L’enjeu pour les agriculteurs est de conjuguer la gestion de leur patrimoine forestier avec les travaux dans leurs haies.

Visite d’un bois à l’état de futaie mature de structure régulière.

 

Visite d’une mare à l’est de la haie “Taillis de frênes matures” au sud de la ferme

Cette mare artificielle a été créée il y a 25 ans et elle est alimentée par une source. La mare est bordée par un peuplement spontané de saules avec l’objectif de créer un biotope pour attirer la biodiversité et d’aménager le paysage. Si un entretien est souhaité, un recépage des saules est préconisé. Dans des conditions de bordure, les saules et peupliers maintiennent les sols mais il faut être vigilant quant à leur croissance. Un bois dépérissant de grande taille peut endommager les berges lors de sa chute. Leur recépage ou trognage régulier est favorable à leur maintien tout en mettant en valeur le paysage de la mare.

Visite des berges d’une mare artificielle, bordée de saules dont un chablis

 

Visite de ripisylve

Un côté de la berge forme une haie continue (frêne, érable champêtre, églantier, prunellier, orme champêtre). De l’autre côté, on observe une discontinuité de la ripisylve. 

De vieux saules ont été  observés, restaurés et gérés en têtard au bord de l’Yvron. Ils témoignent de la gestion passée et comme beaucoup de vieilles trognes, ils sont condamnés à se fendre et à s’écrouler s’ils ne sont pas taillés régulièrement. Nous avons observé des ormes champêtre (jeunes sujets formants une crête liégeuse), qui stabilisent des berges. On remarque aussi la capacité des merisiers à drageonner sur une grande distance (jusqu’à 80 m). Un noyer, qui a été recépé par une épareuse réitère et forme des troncs multiples depuis son collet.

Visite de la ripisylve de l’Yvron à Clos-Fontaine

Visite d’une deuxième haie de taillis de frênes et de robiniers au nord de la ferme

Cette haie au nord de la ferme, d’environ 20 m de large et sur une longueur de 200 m, a été observée à distance, où on voit une lisière multi-étagée avec des robiniers faux-acacia, frênes, chênes, ormes, érables champêtres.

Essences nouvellement identifiées : robinier faux-acacia

Les traces d’un recépage passé sont visibles d’une part par des troncs multiples partant des souches encore présentes et en cours de décomposition et d’autre part par des creux en lieux et place des anciennes souches, maintenant disparues. Les rejets de souche ont grandi jusqu’à l’ensevelir, certains arbres sont donc creux à l’intérieur. Une gestion de ce taillis peut être envisagée en réalisant des coupes régulières de recépage avec une révolution de 20 ans environ. C’est la gestion en taillis simple.

A chaque rotation, on peut choisir de réserver (ou recruter) dans les nouvelles tiges de la cépée des brins que l’on laissera croître. Ce sont les baliveaux qui seront “éduqués” tout au long de la croissance du taillis. Chaque rotation du taillis poursuit donc trois buts : la récolte des réserves matures – le recrutement de nouveaux baliveaux – la récolte du sous-étage du taillis. Cette sylviculture est celle du taillis avec réserves, ou anciennement le taillis sous futaie, qui est le mode de gestion historique des chênaies française depuis Colbert.

Observation de la lisière multi-étagée d’une haie ancienne sous forme de taillis de frênes et de robiniers au nord de la ferme

 

Haie ancienne (plus de 60 ans), conduite en taillis, nécessitant un recépage pour la rajeunir.

 

Traces d’un recépage dans le passé : troncs multiples dont les repousses forment un creux autour d’une souche décomposée.

Exercice de martelage : Le marquage ou martelage consiste à désigner les arbres à abattre ou à préserver. Les arbres de réserve (à garder pour l’avenir dans l’objectif de créer du bois d’œuvre) n’étaient pas suffisamment nombreux dans cette situation, néanmoins, les critères à désigner des arbres d’avenir ont été abordés. Un arbre à préserver devrait être idéalement :

  • situé au centre de la bande boisée
  • arbre assez jeune, non concurrencé par des arbres autour (attention : un arbre de faible taille est rarement un arbre jeune sous un couvert dense comme dans ce  cas)
  • bien ancré à la base: un sujet, qui est stable face aux intempéries, si on coupe les arbres autour. Il s’agit de choisir des arbres capables de maintenir leur place, même si les voisins ont été coupés (le rapport entre sa hauteur et son diamètre à 1,3 m doit être en dessous de 0,8)
  • non issue d’une souche (une présence de souche ancienne représente un risque de pourriture). Des arbres avec des parties creuses sont à éviter, il vaut mieux privilégier des drageons ou des arbres issue de semences (graines)
  • avec un tronc simple
  • une forme trapue, massive et compacte
  • un houppier symétrique et densément ramifié
  • avec peu de hauteur
  • un port suffisamment droit avec beaucoup de vigueur
  • une circonférence du tronc le plus sphérique possible
  • sans maladies

Une équipe de marteleurs consiste en une personne qui note les données, une personne qui dit ce qu’il faut noter et un marteleur, qui fait des marquages. Le terme “marteler” provient de l’usage du marteau forestier utilisé par l’Administration des Eaux et Forêts.

Une démonstration de marques avec la bombe et avec la griffe pour marquer un arbre à préserver (arbre d’avenir) a été faite.

Martelage (marquage) des arbres à récolter avec des traits diagonales à la bombe colorée ou avec une griffe (à gauche) et des arbres à préserver pour une valorisation en bois d’oeuvre (à droite) : Marquer un trait horizontal en haut (bombe ou papier coloré) et sur la souche avec les initiales du marteleur.

 

_______________________________________________________________________

20 Janvier 2026: Techniques de récolte du bois et valorisation

L’agriculteur exploitant les haies souhaite valoriser ses haies existantes en récoltant des piquets de robinier (parc à mouton et parc porcin) et des billons de bois de chauffage en 70 cm. L’objectif de la journée technique du 20 Janvier 2026, financée par l’Ademe est de saisir l’opportunité du chantier pour partager les modes opératoires du bûcheronnage en sécurité, de l’organisation globale, des flux de matériaux et apprécier la productivité qui est permise par un petit groupe d’intervenants dans un temps donné.

Elle s’est tenue sur cette haie ancienne au nord de la ferme, composée principalement de frênes, de chênes et de jeunes robiniers. A part trois grands frênes côté ouest et un chêne côté est, qui sont à préserver comme arbres futurs, tous les arbres présents sont à couper au ras du sol par recépage. On peut appeler cette situation un taillis avec réserve, dont les arbres préservés ont différents âges respectivement, car à chaque recépage (distancé de 15-20 ans) une autre génération de jeunes arbres est recrutée pour être préservée. Dans ce cas, nous avons marqué les baliveaux à conserver uniquement. C’est un martelage en réserve. Dans le cas où nous aurions coupé seulement un faible nombre d’arbres on aurait préféré marquer seulement les arbres à abattre et donc réaliser un martelage en abandon.

Suite à ce recépage, qui consiste à couper tout le taillis, les souches vont rejeter des branches et les arbres vont drageonner. Après 3-4 ans, il faudra choisir les arbres à préserver, c’est-à-dire les plus belles formes et la plus grande vigueur (voir ci-dessus: critères listés le 15 Janvier 2026).

Après une coupe (recépage), le bois d’œuvre et le bois de chauffage sont sortis de la haie et les branches restantes (les rémanents) ont été rangées sous forme de nappage sur les sol au-dessus des souches (coupées au ras du sol). En bordure de la haie on construit enfin une ramée périmétrale. Ces actions servent à protéger la repousse des chevreuils en leur freinant l’accès au bois durant les premières années.

Avant que le chantier ne démarre, explication des différents outils pour la gestion sylvicole :  matériel de martelage,  différents modèles de tronçonneuses, débroussailleuse, coins pour confirmer l’orientation de la chute de l’arbre, masse, merlin, serpe, scie à denture japonaise.

Matériel de gestion sylvicole: débroussailleuse, tronçonneuses, masse et merlin etc.

L’unité de commercialisation pour le bois de chauffage est le stère, qui correspond à un empilement de billons de 1 m de long sur une hauteur et une largeur de 1 m x 1 m.

Nous nous sommes réparties en petits groupes de deux à trois personnes avec une personne formée au bûcheronnage et équipée de son propre matériel (EPI (équipement de protection individuel) et tronçonneuse) qui manipule la tronçonneuse pour abattre des arbres. Les autres membres du groupe ramassent et sortent les bois en dégageant le passage pour pouvoir avancer dans la haie. Ils trient alors ce bois selon les deux qualités attendues : bois de chauffage d’un côté (chênes, charmes, érables champêtres, érables sycomores, frênes, aubépines, ormes champêtres, aubépines) et bois d’œuvre de l’autre (robinier faux-acacia).

Un rappel a été fait aux participants de respecter la distance de sécurité minimum de deux fois la hauteur du peuplement. Ceci pour permettre un travail en sécurité, ainsi que pour distancier suffisamment les équipes de travail. Un carré d’environ 20 m x 20 m à été exploité et le sol a été nappé avec les rémanents. Une partie des branches sorties et déposées sur le champ de blé ainsi que le bois bûche ont été ramassés plus tard par l’agriculteur. Deux remorques de tracteur ont été remplies de grumes (troncs coupés) de robiniers faux acacia, qui vont être séchés et coupés pour former des piquets de 2 m, destinés à la construction de clôture pour le bétail (cochons et moutons). Depuis la journée technique l’agriculteur a pu façonner en autonomie plus de 30 piquets de robinier.

Chantier de récolte d’une bande boisée de taillis de frênes et de robiniers

 

Vue du chantier côté ouest

 

Vue du chantier côté est en fin de journée

Chez cet agriculteur, nous sommes intervenus sur sa bande boisée avec l’objectif de conduire le peuplement en taillis avec réserves (proche du traditionnel taillis-sous-futaie). Pour résumer, à chaque coupe, on recèpe intégralement le taillis, on réserve de nouveaux baliveaux pour renouveler les arbres de futaie et on prélève les arbres arrivés à maturité. C’est après la coupe qu’il faut être attentif à la croissance du taillis pour qu’il n’étouffe les pas jeunes semis devant assurer le renouvellement, donc on maîtrise certains brins du taillis par des opérations de dégagement : on les coupe rapidement à mi-hauteur (économie du geste et efficacité de l’action).

Résultat du chantier de récolte de bois : une quantité conséquente de bois de bûche, deux remorques remplies de bois de robinier pour fabriquer des piquets de clôture et des rémanents pour napper le sol et protéger des repousses des chevreuils. Les participants ont appris à fonctionner à plusieurs, à faire attention à leur propre sécurité et celle des autres. L’objectif d’apports théoriques et pratiques était rempli pour les personnes pratiquant le bûcheronnage ou souhaitant s’impliquer dans leur approvisionnement en bois de chauffage. 

Premiers lots de bûches et piquets façonnés par l’agriculteur