Microbiologie des sols
L’agroforesterie consiste en la diversification des types de végétation intraparcellaires, induisant à terme des modifications de fonctionnement écologique et microbiologique du sol. Une des questions soulevées. par ce type de système est de pouvoir identifier les services agroenvironnementaux rendus par les différentes espèces accueillies.
Pour ce faire, Agrof’île a porté le projet IMPACT 2023-2026 (Interactions microbiennes pour le phosphore en agroforesterie de climat tempéré) à l’initiative de Claire Bertrand, paysanne-chercheuse à la Fabrique Végétale de Lumigny (77), et en partenariat avec le laboratoire NOVASOL Experts, l’INRAE (UMR Agroécologie et plateforme BIOCHEMENV). Le projet s’est intéressé aux impacts liés à l’implantation de 3 essences d’arbres en parcelles agricoles, sur différentes fermes franciliennes pionnières en agroforesterie, avec un axe d’étude particulier quand à la mobilisation du phosphore en tant qu’élément central dans la nutrition des cultures.
Les premiers résultats de ce projet sont disponibles dans cette plaquette (PDF)
Pour consulter les résultats plus complets, dirigez vous vers cette page, de l’évènement de restitution organisé le 28 mai 2026 au lycée agricole de la Bretonnière.
Dix ans après implantation, les arbres agroforestiers ont marqué significativement les sols. À ce stade, le projet IMPACT conforte plusieurs bénéfices de l’arbre pour le sol : un enrichissement du sol en matière organique, une amélioration de la qualité microbiologique du sol et la libération de phosphore inorganique grâce à une stimulation de l’activité enzymatique au pied de l’arbre. Intégrer une diversité d’essences d’arbres permet également de favoriser différents réseaux mycorhiziens.
Le projet a bénéficié du soutien de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, de la SEMMARIS – Marché International de Rungis et du programme TETRAE METROBIO porté par l’INRAE de Palaiseau.
